Chronique de l’ingénierie sociale – le Public Fantôme

Du marketing de l’information au consentement fabriqué, de la gestion du « troupeau affolé » à la fabrication du désir, de la propagande profonde aux comportements imposés, vivons nous vraiment notre vie, ou celle décidée par un tiers ? L’avènement de ce concept de manipulation des masses, comme élément indissociable de nos formes de démocratie, a une histoire. Elle débute à l’aube du 20ème siècle. C’est ce que je vais vous raconter.

La Ligne et le Cercle

- Si la vision monothéiste n'avait été qu'un formatage à la volonté de souffrir, à la «Docilisation» des pauvres, à la sacralisation des puissants...
- Si la propagande moderne avait enfin permis aux maîtres de «chosifier» leurs exploités...
- Si les peuplades indigènes étaient les seules à s'alarmer face à un futur écocide...
- Alors, le monde serait exactement ce qu'il parait être aujourd'hui.

La Ligne et le cercle  traite le premier «Si». Quand sur le vieux continent, destructions, conquêtes et asservissements, furent les compagnons de route de celui qu'ils nommaient le «Vrai Dieu», de l'autre côté du monde, en Amérique du Nord, les Indigènes «primitifs», passaient directement de la formule Chef/Suiveurs à la démocratie la plus totale, à savoir, les sociétés sans Etats...Pourquoi, dixit Leibniz, «ce miracle politique inconnu d'Aristote et ignoré par Hobbes» ? C’est ce que je vais vous raconter.